L'air à l'intérieur de nos maisons serait plus pollué qu'à l'extérieur...

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L'air à l'intérieur de nos maisons serait plus pollué qu'à l'extérieur...

 

A la maison comme au travail, nous passons plus des trois-quarts de notre temps dans des espaces fermés. Or ces environnements recèlent davantage de polluants que les milieux extérieurs.

 

Sournoise, cette pollution est amplifiée par les durées d’inhalation et le cocktail de substances dans lequel nous évoluons. Maux de têtes, fatigue, allergies, irritation de la sphère ORL, troubles du sommeil et de l’attention, des symptômes en constante augmentation. Plus grave, certains composants tels le benzène possèdent des effets cancérigènes.

Quelles sont les sources de la pollution intérieure ?

La pollution intérieure est générée par

1) Les processus de combustion de : bois, charbon de bois, gaz, pétrole, charbon, fuel, tabac : dispositifs de chauffage, chauffe-eau, cheminée, cuisson des aliments, tabac, moteurs thermiques essence et diesel : véhicules, outillage de bricolage ou jardinage (utilisés dans garages, pièces attenantes). Les polluants de coustion sont : oxyde de carbone, oxyde d'azote, particules fines, composés organiques volatils (COV).

2) Les matériaux de construction et d'ameublement : contreplaqués, agglomérés, tapis et moquettes, tissus et literie qui peuvent libérer ou héberger des COV, y compris des aldéhydes, des fibres minérales, des acariens.

3) Les produits d'entretien, y compris les parfums d'ambiance

4) Les pesticides

5) Les appareillages électriques et la pollution électromagnétique, la climatisation, la ventilation, les humidificateurs et déshumidificateurs, les purificateurs d'air produisant de l'ozone.

6) La pollution biologique engendrée par :

- les animaux de compagnie (endotoxines)

- les moisissures

Les COV, principaux accusés

Ils sont présents tout autour de nous, ce sont les composés organiques volatils, un terme générique pour désigner diverses substances nocives présentes notamment dans les matériaux de construction, d'aménagement et de décoration : mousses isolantes, peintures, moquettes, panneaux d'aggloméré, etc. On en trouve également dans des produits de nettoyage type détergents ou détachants, ou encore certains aérosols. Les transports et l'industrie génèrent également des COV, qui pénètrent dans les maisons depuis l'extérieur. Sans oublier les matériels de chauffage employant des hydrocarbures (charbon ou pétrole).

Certaines activités domestiques, de la cuisson du repas à l'allumage d'une bougie, sont aussi soupçonnées d'avoir des retombées négatives. Les ondes électromagnétiques transmises par les téléphones portables pourraient également constituer un facteur de nuisance supplémentaire.

Les principaux polluants de l’habitat

Le benzène : on le trouve dans les carburants, le tabac, le plastique, les produits d’ameublement et de bricolage tels que peinture, solvants, vernis, colles, adhésifs…). Il est classé comme cancérigène et fait l’objet d’une réglementation stricte.

Le toluène : on le retrouve dans les solvants, les laques, les adhésifs pour tissus muraux, les moquettes et tapis. Irritant pour la peau, les yeux et le système respiratoire et nerveux central.

Le formaldéhyde : on le retrouve dans les mousses d’isolation, tissus d’ameublement, aggloméré, peinture, colles, adhésifs, vernis, produits nettoyants mais également dans les produits de toilette cosmétique ! Il se diffuse lors de la combustion des gaz d’échappement et de la fumée de cigarette. On le retrouve dans les photocopieurs. Irritant pour les yeux, le nez, la gorge et les muqueuses, allergène, il engendre des maux de tête, fatigue et difficultés respiratoire.

Le xylène : produit à partir du pétrole il est utilisé comme solvant et pesticide. Il a des effets nocifs pour le cerveau et engendre des difficultés respiratoires.

L’ammoniac : présent dans la fumée de cigarette ainsi que dans les produits dégraissants, il est extrêmement toxique. Très irritant pour les yeux, il peut créer des brûlures et s’attaque aux bronches lorsqu’il est inhalé. Vous pouvez facilement le remplacer par du vinaigre d’alcool !

Le monoxyde de carbone : il se dégage lors de la combustion du charbon, pétrole, essence, fioul, gaz, bois…et fumée de cigarette.

Les phtalates : on les retrouvent des diverses matières souples en PVC, dans les produits de grande consommation (jouets, emballages pour nourriture…). Ils sont également utilisés comme agents fixateurs dans les cosmétiques car ils augmentent le taux de pénétration des produits dans la peau ! Ils entraînent des troubles de la fertilité.

L’ozone : on le retrouve au bureau, rejeté par les imprimantes laser et anciens photocopieurs. Toux, inconfort thoracique et douleurs à l’inspiration, l’ozone altère la fonction respiratoire, ainsi que le débit pulmonaire. Il est également toxique pour les plantes !

Les ondes électromagnétiques : générées par le transport de l’énergie électrique et le fonctionnement d’appareils électriques ou électroniques.

Comment faire face à la pollution de l’habitat ?

La première précaution consiste à aérer sa maison dans les règles de l'art. En effet, l'augmentation de la pollution intérieure serait en partie la conséquence indirecte d'une meilleure isolation des habitations depuis les années 70, afin de réduire leur consommation d'énergie. En été aérez plutôt le matin afin de profiter de la fraîcheur de la nuit et d’éviter la concentration de polluants liée à la chaleur. A l’inverse, aérez en soirée en hivers car le matin, la brume dégage du dioxyde de souffre et de l’azote. L’aération permet de réguler le taux d’humidité de l’air.

Le recours à des produits non toxiques est également recommandé. Des matériaux de construction ou de rénovation aux produits de nettoyage, l'offre dans ce domaine s'est largement développée depuis quelques années. Usez et abusez des produits simples comme le vinaigre d’alcool, le citron, le bicarbonate de soude, le savon noir pour l’entretien de votre intérieur. 

Enfin, il est souhaitable dans la mesure du possible de limiter l'emploi des substances concernées. Et se rappeler que pour un intérieur moins pollué, les précautions à prendre commencent à l'extérieur : utiliser sa voiture moins souvent ou renoncer au tabac, par exemple.

La bioépuration

Les plantes absorbent, transforment et rejettent les éléments nécessaires à leur développement : des petites usines d’épuration 100% naturelles.

L’action menée par les plantes s’appelle la photosynthèse. Elle transforme, sous l’effet de la lumière, le dioxyde de carbone en gardant le carbone et rejetant l’oxygène. Le carbone gardé, associé aux molécules d’eau et aux minéraux du substrat, se transforme en nutriment. Les racines aussi jouent un rôle important dans la dépollution de l’air, car c’est là que les molécules sont transformées afin de pouvoir être absorbées par la plante.

Nos amies les plantes

Voici quelques plantes très dépolluantes :

Au bureau, vous pouvez placer un caoutchouc qui lutera efficacement contre l’ammoniac, le formaldéhyde, le toluène et le xylène. Il sera aussi très utile dans votre salon.

Dans votre chambre, préférez le chlorophytum qui lutera contre le benzène, le formaldéhyde, le toluène, le xylène et le monoxyde de carbone car cette plante est une véritable station d’épuration.

Dans toutes les pièces de votre maison comme au bureau, vous pouvez placer du lierre, un dragonnier ou un spathiphyllum (qui chassera également de l’ammoniac) qui sont des champions de la dépollution.

Et, malgré sa connotation un peu triste, les fleurs du chrysanthème sont idéales à la maison comme au bureau, elle vous aidera à vous débarrasser de l’ammoniac, du benzène, du formaldéhyde et du trichloréthylène. Si vous aimez les fleurs, le gerbera pourra être placé dans toutes les pièces de votre maison ainsi qu’au bureau.

Les huiles essentielles

On ne pouvait passer outre pour assainir l’air. Mais attention, pas plus de cinq minutes par pièces et préférez les diffusées lorsqu’il n’y a personne.

L’eucalyptus radié, le tea tree (ou arbre à thé), le citron (parfait pour désinfecter la chambre d’un malade par exemple), le thym à thujanol (désinfectera l’air ambiant et préviendra les maladies de l’hivers), la coriandre (associé à l’huile essentielle de citron vous donnera du peps). 

Mais aussi, plutôt que d’utiliser une bombe aérosol ou un diffuseur électrique, préférez diffuser des huiles essentielles pour parfumer votre intérieur. Par exemple, l’orange douce parfumera et désinfectera, la mandarine parfumera et apaisera les tensions, le vétiver parfumera et stimulera les défenses immunitaires, l’encens (ou oliban) donnera à votre maison des senteurs orientales (à noter que l’encens ou oliban est une résine produite par un arbre appelé boswellia sacra ou plus communément, arbre à encens).

écologie bien-être

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