ART ZEN - Emission radio RVM - Le dessin

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Le dessin

Un petit tour historique sur le dessin.

Puis je vous écouterez l'interview d'un artiste qui dessin au stylo bille : Dominique FROMENTIN.

 

Le dessin

Emission du 18 mai 2016 sur la radio RVM 93.7 

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En podcast sur le site de RVM : https://www.radio-valois-multien.fr/emissions/art-zen

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Flechehaut Ecoute de l'émission

Lecture de l'émission Flechebas

 

Dessines-moi un mouton !...

Bonjour et bienvenue à l’écoute de cette émission : Art Zen et vous l’aurez compris, aujourd’hui nous allons parler du dessin.10168205 797244163637194 1636903578 n

Le mot « dessin » tient son origine du mot « dessein », le projet, l’intention de montrer. Ces deux mots s’écrivaient de la même manière jusqu’au 18e siècle.

L'histoire du dessin est intimement liée à celle de la peinture. L'apparition du dessin remonte à des millénaires. Les parois de nombreuses grottes préhistoriques sont couvertes de figures, le plus souvent animales, tracées au crayon de bois carbonisé, à la craie blanche, ou incisées à l'aide de silex.

C'est en Egypte que le dessin se manifeste avec une cohérence nouvelle. Gravé, repris, ou directement déterminé au pinceau sur pierre, sur bois, sur enduit de chaux, sur lin ou sur papyrus, le dessin constitue une limite. Le dessin détermine d'abord la figure du double pour l'éternité du royaume des morts. Pour l'égyptien, toute représentation d'un être ou d'un objet, participe de cet être ou de cet objet.

On a pu conserver du moyen âge quelques témoignages de l'importance du dessin. L'enluminure de manuscrits fournit aussi la preuve que le dessin constituait une activité majeure pour grand nombre d'artistes. Les moyens techniques sont au moyen âge assez diversifiés, on dessine à la plume et à la pointe d'argent. On soulignait parfois le dessin de bistre ou de sépia à l'aide d'un pinceau. Si le dessin reste linéaire simple et stylisé, la ligne va s'assouplir dès le début de l'âge gothique, des nuances de grisaille, des effets de modelé par l'utilisation de hachures, apparaissent.

11182039 1035926433102298 5642247837408492055 nEn France, à la Renaissance le dessin concerne la pensée du tableau à venir, l'esquisse, les premières ébauches. Le dessin est alors considéré comme une technique préparatoire à l’œuvre. Les artistes de la renaissance ont fait du dessin un art "savant", très technique, caractérisé par son aptitude à feindre et à analyser le réel. Le dessin se révèle alors davantage comme un moyen de connaissance analytique. De l'herbier de l'apothicaire aux représentations anatomiques, les artistes découvrent pour cette exploration de la réalité, toute la richesse de manipulations permises par les nombreux moyens graphiques, utilisables à l'époque : plume, mine de plomb et d'argent, crayon de pierre noire, fusain.

Si de nombreux dessins sont des études préparatoires à des œuvres plus importantes, très tôt, il existe cependant des catégories de dessins qui ont d’autres finalités. Outil de connaissance et de maîtrise du réel, le dessin d’observation, le dessin sur le vif, le dessin de mémoire, n’ont pas toujours de relations directes avec une œuvre à venir.

Au 17e et 18e siècles, l'augmentation des commandes, l'usage de fixatif et la découverte du graphite apportant une douceur nouvelle à la ligne et aux ombres, vont favoriser l'essor du dessin.

Si le 18e siècle, est généralement considéré comme l’époque où l’on commence à exécuter un dessin pour sa seule valeur artistique, pour l’amateur de l’époque, l’instant capturé par le dessin indique la virtualité d’une œuvre à venir. Ce ne sera qu’à la fin du 19e siècle que le dessin sera vraiment reconnu comme un art autonome.

Le 18e siècle verra également l'émergence du pastel, en tant que genre particulier, en 1701 l'Académie officialise le titre de peintre au pastel.

Au 19e siècle, l'invention d'un nouveau moyen graphique artificiel "le crayon conté" profita surtout au mouvement néoclassique, avec son goût d'un dessin très linéaire. L'esthétique néoclassique s'appuyait en effet sur la perfection d'un dessin d'imitation, inspiré par la sculpture antique.

Quels que soient les types de dessins considérés trois éléments techniques peuvent être pris en compte : les matériaux, les outils d’exécution et les supports. On distingue les matériaux solides (fusain, pierre noire, sanguine, craies, pastel, mine de plomb, crayon Conté, crayons gras, crayons de couleur, etc.) des matériaux liquides (encres, lavis, aquarelle, gouache, détrempe, etc.). Les outils sont la plume, le pinceau, la pointe de métal, l’estompe et la gomme. Les supports sont principalement le papier, en usage en Chine dès le 2e siècle avant J.-C., arrivé en Europe vers la fin du 13e siècle, et les cartons qui en dérivent, auxquels il faut ajouter les parchemins (peaux de chèvre ou de mouton) et les vélins (peaux de veau), utilisés depuis l’Antiquité.

Mais aujourd’hui, qu’en est-il du dessin ?

Deux tendances vont voir le jour au 20e siècle : La première tendance parlera de démarche. Le travail préparatoire composé de croquis, de réflexions, d'annotations montrera l'œuvre en train de se faire. Ce travail, dans certains cas, sera considéré comme œuvre.

La seconde tendance revendiquera la création sur l'impulsion du geste. L'impulsion, c'est aussi et surtout la liberté du geste. La peinture abstraite, l'engouement pour la psychanalyse et la découverte de l'inconscient sont pour une bonne part à l'origine de cet art qui se veut libre de toute contrainte.

Mais surtout nous voyons apparaître de nouvelles techniques…

J’ai interrogé Dominique FROMENTIN qui a choisi une méthode de dessin plutôt contemporaine…

« 10423949 837687396259537 949114445409445333 n

MLK – Bonjour Dominique, d’où t’est venue cette passion du dessin ?

DF – Ma passion du dessin m’est venue depuis la petite enfance, j’ai toujours dessiné, j’ai toujours aimé les illustrations dans les livres, ça m’a toujours intéressé. A cause de ça, je suppose, j’ai commencé à prendre un crayon et depuis je ne me suis jamais arrêté.

MLK – Tu as pris des cours ou tu es totalement autodidacte ?

DF – Je suis complètement autodidacte.

MLK – Et donc tu as fait le choix du dessin avec le stylo bille, pourquoi ce choix ?

DF – C’est un choix qui est arrivé par hasard, avant je dessinais beaucoup au crayon, je n’arrivais pas à obtenir le résultat que je voulais. Je suis chauffeur de car, lors d’une pose en attendant les gamins à la piscine, un jour j’ai prit mon stylo et une feuille de papier, et j’ai commencé à gribouiller… Je me suis dit « tiens, je vais aller sur Internet voir ce qui se fait, avec le stylo bille ». Je suis allé sur Internet et ça a été le déclic. J’ai vu deux ou trois artistes qui faisaient du dessin au stylo bille et j’ai vu que ça me correspondait complètement. Et à partir de là je me suis lâché et je n’ai jamais arrêté.

MLK – Et tu n’as pas eu envie de changer pour le feutre par exemple, ou autre chose ?

DF – Autrement je fais aussi de la peinture acrylique et j’aime bien dessiner sur tout support pour m’exprimer, autant sur des bidon de lait, sur des ardoises, sur les murs… L’acrylique est une technique que j’aime bien aussi parce que ça sèche très vite et comme je suis très nerveux et très rapide c’est tout à fait ce qui me convient.

MLK – Tu me dis que tu es rapide, mais tu m’as dit aussi que tu dessinais sur des grands formats, des formats A2, mais il te faut beaucoup de temps pour réaliser un dessin…

DF – Pour les dessins au stylo à bille, comme e fais sur des formats A2, ça tourne entre 30, 40, 50 heures, ça dépend du sujet. Là par contre, c’est la culture de la patience !

MLK – Et tu dois en user des stylos pour un dessin, j’imagine !

DF – Ça peut arriver un ou deux stylos que je peux abîmer, ça, dépend des sujets et des ombrages qu’il y a.

MLK – Et tu n’es jamais gêné parce qu’il y a des stylos qui fuient, et ça ne t’ai jamais arrivé d’avoir des coquilles…

DF – Ah ça ça m’est arrivé oui, et alors là… Avec l’expérience on fait attention. J’ai loupé un portrait comme ça une fois, juste à la fin, le stylo s’est mit à couler sur un détail que je voulais juste au milieu de la joue. J’étais en colère !! Ce qu’il y a c’est qu’ils coulent souvent en arrivant à la fin du stylo. Maintenant j’ai toujours un « sopalin » à côté de moi et systématiquement je les essuie.

MLK – Tu fais toujours des dessins monochrome, tu n’as pas eu envie de mettre un peu de couleur dans tes dessins ?

DF – Ça m’est arrivé mais ce qui est bizarre c’est qu’en dessin j’ai du mal avec les couleurs. Ça m’arrive parfois sur certains animaux je mets un petit peu de couleur pour donner un peu plus de vie. Mais tout en couleur, non, rarement.

MLK – C’est vrai que tu dessines beaucoup d’animaux, de paysages, j’ai vu passer quelques nus. C’est vraiment tes sujets préférés… Expliques nous comment tu commences tes dessins, tu as une technique particulière ?

DF – Alors le dessin se fait souvent sur un coup de cœur, je vais avoir un modèle que m’intéresse sur une photo, ça peut être un animal qui m’intéresse. Je peux partir juste sur un animal et venir se greffer au fur et à mesure que je dessine, j’ai des idées qui arrivent dans le subconscient je suppose. Je vais greffer d’autres animaux à côté ou d’autres paysages que je connais… ça vient au fur et à mesure. Je peux partir sur un modèle tout simple et ensuite ça va partir en vrille, je ne sais jamais comment je fini.

MLK – Tu vends tes dessins ?

DF – Ça m’arrive j’ai encore beaucoup de mal à les vendre. A me faire connaître, là ça va, mais pour les vendre c’est une autre histoire…

MLK – Je suppose que c’est au niveau du tarif, tu n’arrives pas trop à te fixer car ça prends beaucoup de temps…

DF – Oui c’est ça, il faudrait que je me limite à des petits formats mais c’est une autre paire de manches. J’ai prit l’habitude de travailler sur des grands formats… Et on est des artistes, on n’est pas des vendeurs !

MLK – La communication c’est autre chose, on a du mal à parler de son travail…

DF – Autant on peut partager sa passion, donner des idées, faire plein de choses, parler de mes dessins, ça y a pas de soucis, conseiller les gens, y’a pas de problème mais pour ce qui est de vendre, là je suis une catastrophe !

MLK – Je pense que c’est le lot de beaucoup d’artistes. Quand on commence à être connu on peut avoir la chance d’avoir un manager ou quelqu’un qui s’occupe de notre communication, mais nous, pour le moment, c’est vrai que ce n’est pas vraiment le cas.

DF – Certains artistes ont des conjoints qui travaillent pour eux, j’en connais quelques un, où la femme dessine et puis c’est le mari qui s’occupe de la vente, ou le contraire. Mais pour moi ce n’est pas le cas.

MLK – Je te remercie Dominique pour cette interview. Et puis tu as peut-être un petit message à passer profites-en…

DF – Pour ceux qui veulent voir mes dessins, peuvent aller sur facebook, « Dominique Fromentin » ou sur le site Artquiz aussi. C’est une passion qui se transmet… 

»

Si vous affectionnez le dessin, sachez que depuis 10 ans, vous pouvez vous rendre au DRAWING NOW PARIS | LE SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN qui se tient généralement fin mars début avril à Paris

Le dessin actuel s’est émancipé, il a évolué vers une diversification des genres, des médias et des techniques qui donnent une grande liberté aux artistes, une forte visibilité à ce média, parce que nous parlons aujourd’hui de média…

Le nouveau dessin classique se pose sur de nouveaux supports comme le plexi, le dessin réaliste se confond avec la photo, il peut même se fondre avec une photo, nous avons aujourd’hui le graph ou graffiti qui inonde nos villes, le dessin éphémère réalisé à la craie, ou avec du sel sur les tables de bistrots ou avec le doigt sur les voitures sales… le dessin assisté par ordinateur, le dessin animé, le dessin de genre comme le manga ou le dessin fantastique, le dessin qui détend (souvenez-vous de mon émission sur le zentangle), les illustrations, la bd… et je suis sûre que j’en oublie !

Bref, le dessin est devenu un art à part entière !

Voilà, nous arrivons à la fin de Art Zen et nous allons finir avec le Petit Prince ce Saint Exupéry.

Facebook de Dominique FROMENTIN : (https://www.facebook.com/dominique.fromentin.5?fref=ts)

 

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